L’agro-écologie en Normandie : l’urgence de passer du concept à la réalité

, par Résistances

La nouvelle organisation territoriale conjuguée aux enjeux environnementaux (protection de l’eau et de la biodiversité) rend la mutation des pratiques agricoles obligatoire. La Normandie dispose d’atouts indéniables pour agir sur la mutation des pratiques agricoles et ne plus simplement la subir. En effet, elle sera la première région en France en termes de terres agricoles qui s’appuie sur l’existence d’un système de polycultures/élevage permettant de développer des systèmes agraires résilients (1).

Aux enjeux sanitaires, environnementaux et économiques (les intrants issus des énergies fossiles pèsent de manière conséquente sur les comptes des exploitations) s’ajoute celui de la relève : d’ici à 2020, plus de 700 exploitations seront soumises à la transmission. Or les candidats manquent à l’appel.

L’agriculture conventionnelle a généré de nombreux emplois dans la fabrication des produits phytosanitaires. Pourtant, les premières victimes sanitaires de l’agriculture issue de la révolution verte sont les agriculteurs eux-mêmes. Pour l’heure, malgré le plan Ecophyto 2018(2) et les dispositifs en faveur de l’agriculture biologique, force est de constater que la Haute-Normandie n’est pas au niveau des ambitions nationales affichées.

Pourtant, l’érosion des terres agricoles, amplifiée par l’arrachage des haies bocagères et la disparition progressive des prairies (pièges naturels de CO2), appellent une remise en cause immédiate des pratiques surtout dans les grandes cultures (3). En outre, la disparition des terres agricoles au profit d’une urbanisation croissante entraîne une aggravation du phénomène de ruissellement et compromet fortement les possibilités de répondre aux besoins alimentaires croissants à l’échelle planétaire, posant avec acuité la question de a préservation nécessaire du foncier agricole.

La collectivité régionale n’apparaissait ps comme un acteur « naturel » de la politique agricole. Dorénavant, gestionnaire des fonds européens, la région participera activement à l’arbitrage des fonds.

(1) Systèmes capables de résister et de s’adapter aux perturbations subies et allant même jusqu’à restaurer les fonctionnalités du milieu.

(2) Un plan, lancé en 2008, qui vise à réduire progressivement l’utilisation des produits phytosanitaires (communément appelés pesticides) en France. Voir ici pour plus d’infos.

(3) Sont appelées grandes cultures les productions végétales comme les céréales, les oléagineux (tournesol, soja, colza, etc.), protéagineux (luzerne, lentilles, pois, etc.).

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